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Le neuvième cercle

Le neuvième cercle

Titel: Le neuvième cercle
Autoren: Christian Bernadac
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    DU MEME AUTEUR CHEZ LE MEME EDITEUR
    —  L’Exécution de Budapest , mai 1966.
    —  Les Médecins Maudits , septembre 1967.
    —  Les Médecins de l’Impossible . Prix Littré, octobre 1968.
    —  Les Sorciers du Ciel , octobre 1969.
    —  Le Train de la Mort , Prix Malherbe, novembre 1970.
    —  Les Mannequins Nus , octobre 1971, I.
    —  Le Camp des Femmes , septembre 1972 (Mannequins Nus, II).
    —  Kommandos de Femmes , septembre 1973 (Mannequins Nus, III).
    —  Les 186 Marches , octobre 1974 (Mauthausen, I).
    —  Le Passe-montagne (hors collection).
    À paraître :
    —  Des Jours sans fin (Mauthausen, III).
     
    Christian BERNADAC
     
     
     
     
     
     
     
    LE NEUVIÈME CERCLE
    MAUTHAUSEN
    TOME II
     
     
     
     
     
     
    EDITIONS FRANCE-EMPIRE
    68, rue Jean-Jacques-Rousseau, 75001 Paris
     
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    © Éditions France-Empire, 1975
     
    Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.
     
    IMPRIMÉ EN FRANCE
     
 
À Richard CANCELA
     
    parce qu’il connaît le prix de l’amitié.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    « Tu sais, répondit-il, que l’enfer est tout rond ;
    Or, combien que tu aies longuement cheminé
    Toujours à gauche, en gagnant vers le fond,
    Tu n’as pas fait encore le tour complet du cercle.
    Pourtant, si quelque chose insolite apparaît,
    Elle ne doit frapper tes yeux d’étonnement. »
     
    Dante – La Divine Comédie (L’Enfer, chant XIV.)
     
     
     
     
    Au milieu du terrain vague, près du concasseur rouillé, deux jeunes garçons se disputent la commande d’un cerf-volant à entoilage vert et rouge. Une petite fille, contemplative, est assise sur un monticule de gravats. Plus loin, deux bicyclettes montent et redescendent une dune de terre battue.
    Louis Deblé s’est arrêté. Lèvres serrées. Poings fermés, qu’il cache vite au profond de ses poches. Peut-être pour se donner du courage et surmonter son émotion il se courbe légèrement. Ses yeux embrassent le décor. Longuement. J’ai l’impression qu’il n’aperçoit pas les enfants. Sur la gauche, un lotissement : maisons neuves, légères, bâclées. Tristes « villas » déjà vieilles après leur premier hiver. Seules les bordures des trottoirs sont en place. Tout le reste n’est que boue, flaques. Deux, trois jardins utilitaires.
    Un homme maigre, en pantalon de treillis bleu, devant une baraque de bois, lave à seaux d’eau une Volkswagen noire. Derrière, en fond, la colline. Quelques haies, un platane, une petite route et là, enchâssée dans un bâtiment lourd, aux douze fenêtres de façade, la double porte. Double haute porte de bois. Les fenêtres du rez-de-chaussée ont conservé leurs barreaux.
    Louis Deblé s’est avancé :
    — Il y a des jolis rideaux aux fenêtres !
    Encore deux pas.
    — C’est une chambre à coucher. Toutes ces pièces étaient des cellules. Combien d’hommes ont été torturés, assassinés dans ce bunker. Aujourd’hui, une famille s’est installée… Elle ne sait probablement pas.
    Depuis une dizaine de minutes, son visage, sa voix, sa silhouette se sont transformés. Grave, pâle, défait, muscles noués, front plissé. Il essuie une larme. Se reprend.
    — Cette colline de Gusen, cette porte d’entrée, ce terrain vague où il y avait autrefois les blocks, enfin tout cela, c’est le paysage qui est resté définitivement gravé en moi. C’est ce que je dis souvent à ma femme et à mes enfants. Je n’ai pas besoin de fermer les yeux pour revoir Gusen. C’est le paysage qui m’est le plus familier.
    Gusen. 350 mètres de long sur 150 de large. Trente-sept mille morts d’avoir trop souffert, trente-sept mille morts de faim, trente-sept mille morts d’avoir été trop battus. Nous nous arrêtons devant le mémorial coincé entre trois murs du lotissement.
    — Trente-sept mille morts. Et presque personne ne le sait. Qui connaît Gusen ? Il est vrai que nous ne sommes qu’une poignée de survivants. Vous voyez ce

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